Niamey, 20 avril 2021[visioconférence] –Le Centre régional AGRHYMET (CRA) de Niamey vient de lancer officiellement, mardi, son premier cours en ligne intitulé ‘’Intégration du changement climatique dans les politiques nationales, sectorielles et locales’’. Ce cours en ligne est élaboré par le CRA, avec l’appui de l’UNITAR dans le cadre d’une convention de partenariat signée le 17 décembre 2018 entre les deux institutions. Cette session de formation en ligne du CRA, a été conçue dans le but d’apporter des réponses à des questions essentielles sur le ‘’mainstreaming du changement climatique dans les politiques et stratégies de développement.

Lors de son intervention Cristina Rekakavas, coordonnatrice du programme  UNCC Learn, auprès de l’Institut  des Nations unies  pour la formation et la recherche(UNITAR) a rappelé que  ce programme  a été initié en 2009  et comprend 36 agences multilatérales pour soutenir  les pays dans la conception  et la mise en œuvre  d’un apprentissage durable afin de faire face aux changements climatiques. « Cette plateforme vise à promouvoir  une approche systématique  à l’apprentissage  en matière des changements climatiques à  travers  le partage de méthodologies et d’expériences entre autres » a renchéri madame Rekakavas.

« En tant qu’institut de formation des Nations unies,  nous  sommes ravis d’avoir contribué au processus de création du cours en ligne en collaboration avec le CRA et ainsi, partager  notre expertise accumulée au cours de plusieurs années dans le domaine de la formation à distance» s’est réjouie la coordonnatrice.

Rappelant l’objectif du partenariat, le Professeur Sanoussi Atta, Directeur général par intérim du CRA, a souligné qu’il « vise à renforcer les capacités des futurs et actuels professionnels (incluant les femmes/jeunes filles) des pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest sur le changement climatique ».

Parmi les actions réalisées avec l’UNITAR, M. Atta a cité deux ateliers régionaux à l’endroit des points focaux ACE des 13 pays du CILSS. À cet effet, l’un des ateliers, organisé du 29 au 02 août 2019, avait pour thème ‘’Finance climatique, le système MRV et les stratégies nationales d’apprentissage en changement climatique’’. Quant à l’autre, tenu du 17 au 21 février 2020, portait sur ‘’L’élaboration de stratégies nationales d’apprentissage sur les changements climatiques’’.

En sus, l’UNITAR a également mis le CRA en relation avec d’autres institutions des pays du CILSS pour d’éventuelles collaborations dans le cadre de la création et la mise à disposition de modules en ligne sur divers aspects liés à l’économie verte, au changement climatique et autres problématiques, a ajouté, le directeur par intérim. Il s’agit des institutions comme l’ENEF et l’UFIC au Burkina Faso et l’ENA au Sénégal. Dans l’optique de renforcer les capacités des acteurs, l’UNITAR a assuré du 18 au 22 mars 2019, une formation des experts du CRA sur l’e-learning.

Revenant sur la session en ligne lancée, Sanoussi Atta a indiqué qu’elle fait partie des stratégies du CRA pour réduire les coûts de formation, mais aussi pour une massification des cadres formés. Le CRA a déjà eu des expériences de formation continue mixte (à distance et en présentiel). Néanmoins, c’est la première fois, qu’il élabore un cours en ligne dans le cadre des formations diplômantes, a renseigné, le professeur Atta.

Il a rappelé que la prise en compte du cours sur l’intégration du changement climatique dans les politiques  de formation du CRA a été rendue possible en 2013 avec le projet régional ‘’Alliance Mondiale contre le Changement Climatique (AMCC)’’, financé par l’Union européenne en partenariat avec la facilité climatique du projet basé au secrétariat ACP à Bruxelles.

La deuxième phase de ce projet (AMCC+ 2018-2022), poursuit l’appui au CRA pour le développement du e-learning dans le cadre d’un partenariat entre Expertise France, qui assure la maitrise d’œuvre, la Communauté des Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), a signalé le Directeur Général par intérim du CRA.

Ainsi, a-t-il souligné, « le cours développé par le CRA rentre dans le cadre du programme de formation du Master en changement climatique et développement durable (CCDD). Il offre aux étudiants, l’opportunité de revisiter les concepts clés du changement climatique et de maîtriser l’ensemble  des étapes essentielles du processus  de l’intégration du changement climatique dans les politiques  de développement et la planification budgétaire  afin de favoriser la mise en œuvre des actions  prioritaires d’adaptation  et d’atténuation ».

Lors des échanges, les participants ont suggéré d’élargir l’offre thématique et de créer une plateforme d’échange entre les différents alumni du CRA et du programme  UNCC Learn, de l’Institut  des Nations unies  pour la formation et la recherche(UNITAR)

Lien du cours : https://unccelearn.org/course/view.php?id=121&page=overview

Asha Alexander est la directrice d’une école primaire à Dubaï et championne de UN CC:Learn. Elle a transformé la manière dont le changement climatique est abordé dans les programmes scolaires. Elle a beaucoup contribué à améliorer les connaissances des élèves sur les questions climatiques et elle les encourage, ainsi que les enseignants, à agir en faveur du climat. Découvrez son histoire, les initiatives qu’elle a lancées dans son école et la manière de les reproduire dans la vôtre.

Je m’appelle Asha Alexander et je suis la directrice de l’école primaire The Kindergarten Starters, qui a plus de 5 000 élèves, à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Je suis également directrice exécutive chargée du changement climatique chez GEMS Education.

Photo: Asha Alexander

Photo: Asha Alexander

En tant qu’école primaire isolée au cœur d’un riche émirat pétrolier, nous étions peut-être les candidats les plus improbables pour mener le combat contre le changement climatique. Cependant, un matin, je suis tombée sur un article de journal où il était question d’un instituteur local qui avait obtenu une certification en matière de changement climatique. Cela a éveillé ma curiosité, et j’ai suivi le lien vers la plateforme UN CC:Learn. Une semaine plus tard, j’avais reçu une certification UN CC:Learn et je détenais plus de connaissances que je n’aurais jamais imaginé sur le changement climatique. J’ai alors su que le moment était venu de changer notre école et toutes les écoles du monde.

En l’espace d’un mois, l’école comptait 327 enseignants certifiés par les Nations unies dans le domaine du changement climatique. Chacune des 162 salles de classe est désormais équipée pour dispenser l’enseignement sur le changement climatique, dans le cadre du programme scolaire, en reliant ces objectifs aux problèmes réels qui se posent dans le désert qui nous entoure, qu’il s’agisse de la conservation de l’eau ou de l’élimination du plastique à l’école. Les enfants, tout aussi enthousiastes, ont commencé la saison d’automne en s’engageant à planter 15 000 arbres par an dans le cadre du projet « Planter un héritage » (Plant a Legacy). Ils sont allés dans le désert pour planter le ghaf, un arbre local, et se sont mis d’accord avec plus de 40 organisations locales pour planter des arbres dans leurs locaux. Ces efforts ont attiré l’attention d’autres écoles, mais aussi des médias, au point que le journal The Guardian a réalisé un bref reportage vidéo sur le modèle d’enseignement sur le climat de l’école.

Photo: Asha Alexander

Photo: Asha Alexander

Moins d’un mois plus tard, je suis allée à Madrid pour assister à la COP 25. Déçus par le manque d’attention accordée à l’éducation au climat, nous avons décidé de créer une nouvelle plateforme pour amplifier la voix des élèves. C’est là qu’est née la première exposition sur la Conférence des Parties des écoles (School Conference of Parties Expo, ou SCOPE ). Ce qui était au départ une entreprise visant à faire entendre la voix de nos propres élèves s’est maintenant étendu, avec 50 écoles, du Costa Rica à l’Australie, qui se sont inscrites à SCOPE 2020 pour participer aux débats et aux discussions sur le climat.

L’objectif de SCOPE 2020 est de donner à des élèves la possibilité d’acquérir des connaissances approfondies et de mener des recherches poussées sur le changement climatique et d’acquérir des compétences globales de résolution collaborative de problèmes. Le projet vise, grâce à l’intégration de la culture climatique dans les écoles, à réunir le corps enseignant et les étudiants dans un dialogue et un questionnement permanents, afin de trouver les pratiques les plus durables. Il s’agit également d’une plateforme permettant à de jeunes étudiants militants pour le climat de partager leur parcours et d’inspirer, nous l’espérons, des milliers d’autres personnes.

Si nous arrivons à nous faire entendre, nous espérons que les gouvernements et les décideurs politiques feront le nécessaire pour que l’enseignement des questions climatiques soit intégrée dans toutes les écoles du monde, afin que les élèves ne perdent jamais de vue l’urgence de réduire les émissions, de restaurer nos habitats et de protéger notre planète pour l’avenir. Mais l’histoire ne finit pas là. Sa conclusion sera façonnée par les enseignants qui auront amélioré leur formation et par les élèves qui auront été changés à jamais par ce qu’ils ont appris.

Participez :

Votre école aborde-t-elle le changement climatique dans les programmes scolaires ? Racontez-nous votre expérience sur FacebookInstagram ou Twitter et étiquetez UN CCLearn. Nous avons hâte de vous écouter !

Si vous êtes enseignant, que vous souhaitez en savoir plus sur le changement climatique et gagner en confiance pour inclure ce sujet en classe, accédez à notre programme dédié aux enseignants ici.

Maurici Tadeu est l’un des champions de l’initiative UN CC:Learn 2020. Il a créé une école, la Lighthouse School (« l’école phare »), dont l’objectif est d’enseigner les effets négatifs du changement climatique sur l’environnement et la société, et d’encourager les actions en faveur d’une planète plus durable. Découvrez le parcours de Maurici et comment la Lighthouse School a contribué à la mise en œuvre d’activités à faible émission de carbone dans la communauté.

Leia a história na integra em Português clicando aqui.

Je m’appelle Maurici Tadeu et l’environnement où j’ai grandi ne m’a pas fourni les outils nécessaires pour m’informer sur les questions environnementales, et en particulier sur le réchauffement climatique. Tout ce que j’ai appris est le fruit de mon intérêt personnel. Je me souviens d’une phrase qui, à l’époque, m’a marqué : il faut penser à l’échelle mondiale, mais agir à l’échelon local. N’ayant que peu de moyens, je ne pouvais apprendre que dans le cadre de cours et d’activités gratuits. Par l’intermédiaire d’amis, j’ai appris l’existence du cours UN CC :Learn sur le changement climatique, disponible gratuitement en ligne, et j’ai décidé de le suivre.

Photo: Maurici Tadeu

Photo: Maurici Tadeu

Grâce à tout ce que j’ai appris grâce à ce cours, j’ai pu constater qu’en fait, j’ignorais en grande partie les causes du changement climatique. Je me suis rendu compte que je me trompais sur les variables anthropiques, y compris, bien entendu, mes propres actions quotidiennes. Le cours m’a incité à me poser une question : quel est mon rôle dans tout cela, comment puis-je contribuer à une planète plus durable ? C’est alors que je me suis dit qu’il fallait chercher des actions de proximité, au sein de la communauté, trouver ensemble des alternatives. Ma vision a changé. Je comprends maintenant la gravité du problème : le changement climatique aura des retombées importantes sur différentes facettes de la vie humaine. Nous devons prendre des mesures efficaces et rapides, au défaut de quoi, nous risquons de voir la température de la planète atteindre des niveaux qui entraîneront une cascade de catastrophes.

Slope and erosion protection | Photo: Maurici Tadeu

Slope and erosion protection | Photo: Maurici Tadeu

Nous avons donc créé une petite école, que nous avons baptisée « l’école phare ». Cette école est un effort collectif ; il s’agit d’un groupe de personnes qui, au sein de la communauté réfléchissent aux questions environnementales les plus urgentes. Le mot « phare » reflète ce que nous voulons être, une lumière qui sert de guide sur la voie de l’éducation, qui nous aide à changer notre vision du monde à partir des éléments de base tirés du cours CC:Learn. Nous avons pris un vieux hangar et l’avons transformé, pour en faire en une petite école. Nous avons téléchargé le contenu du cours au format PDF et Power Point, en utilisant un vieil ordinateur, et nous nous sommes réunis chaque lundi. Puis, nous avons divisé différemment les matières pour éviter les lourdeurs et relu certains textes pour faciliter l’appréhension et l’exposition des bases théoriques et scientifiques. Enfin, nous avons contextualisé les contenus, grâce à des exemples proches de notre réalité. Ces efforts ont permis aux gens de mieux appréhender les concepts et de faire le lien entre le réchauffement climatique et leurs pratiques quotidiennes. Pendant les cours nous évaluons nos observations à l’échelon local et encourageons les initiatives communautaires. Ces activités viennent s’ajouter à d’autres stratégies de réduction des risques de catastrophe axées sur un développement à faible émission de carbone.

Completion of the lighthouse school. Location of climate change courses. Photo: Maurici Tadeu

Completion of the lighthouse school. Location of climate change courses. Photo: Maurici Tadeu

Nous espérons pouvoir bientôt coopérer avec les écoles formelles de notre région pour qu’elles intègrent les questions climatiques dans leur programme, et élaborer, en partenariat avec elles, du matériel pédagogique de qualité, pour faciliter l’enseignement, ainsi que la formation des enseignants, et protéger à l’avenir les structures éducatives de notre région contre les impacts environnementaux. Nous espérons être à la hauteur de l’appel mondial à améliorer l’avenir de notre planète, grâce à de simples changements des comportements, qui dépendent plus de la volonté des gens que d’un soutien financier. Nous sommes persuadés que nous pouvons être une balise, qui montre la voie vers une attitude d’adaptation et de prise en charge, en proposant des actions préventives basées sur des faits scientifiques, depuis une approche pédagogique simple et peu coûteuse.

Receiving children for field days and ecological activities. Photo: Maurici Tadeu

Receiving children for field days and ecological activities. Photo: Maurici Tadeu

Au moment de la publication de cet article, M. Maurici a été nommé nouveau secrétaire à l’éducation de sa municipalité et souhaite intégrer l’apprentissage du changement climatique dans les programmes scolaires, trouver des partenaires pour élaborer des supports d’apprentissage et assurer la formation des enseignants.

Participez :

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La plateforme ouest-africaine d’apprentissage sur les changements climatiques a initié la campagne ouest-africaine d’apprentissage sur les changements climatiques en collaboration avec le Ministère du Cadre de Vie et du Développement durable du Bénin avec l’appui technique de l’UN CC:Learn/UNITAR). Il a été question de donner l’opportunité aux téléspectateurs et auditeurs de la chaîne nationale publique et aux Béninoises et Béninois plus généralement de s’approprier le concept des changements climatiques avec le lexique qui l’entoure afin de susciter l’éco-responsabilité face aux préoccupations climatiques.

Rendre accessible le concept du changement climatique aux néophytes, tel a été le défi du Ministère du Cadre de Vie et du Développement durable du Bénin avec l’appui technique de l’UN CC :Learn/UNITAR. Cette campagne, pilotée par la plateforme ouest-africaine d’apprentissage sur les changements climatiques, s’est inscrite dans la promotion de l’écocitoyenneté et du renforcement de capacités des différentes parties prenantes. À cet effet, le mois de février 2021 a été choisi pour sensibiliser et faire découvrir la notion des changements climatiques à travers deux grandes activités : d’une part la ‘’Parole aux experts’’, qui est composée des débats télévisuels et radiophoniques ; d’autre part, les ‘’Jeux concours radiophoniques’’, qui ont pour objectif d’impliquer et de responsabiliser davantage les jeunes dans la lutte contre les changements climatiques.

Débattons sur le climat

La notion du climat au sens large et particulièrement les questions de changements climatiques sont toujours pensées réservées aux experts du Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC). C’est cette conception que les débats ont voulu rompre à travers les thèmes abordés afin que toutes les cibles soient renforcées dans la compréhension de ce sujet, qui est depuis quelques années le thème des différentes Conférences des Parties (COP). Les téléspectateurs du Bénin ont suivi le 02 février dernier d’abord le débat sur le thème ‘’Les savoirs et connaissances endogènes des peuples autochtones et des collectivités locales en lien les changements climatiques’’ sur les ondes de la chaîne nationale publique. Il s’est agi de démontrer aux Béninois et Béninoises l’importance des peuples autochtones dans la compréhension du climat et surtout leur participation dans la mise en place des mesures d’atténuation et d’adaptation.

Ensuite, le 04 février 2021 toujours sur la télévision nationale publique, le sujet a porté sur ‘’Les financements climatiques (architecture et procédures d’accès)’’, qui ont conduit les experts à aborder les notions de pollueur-payeur, crédits carbones entre autres. Enfin sur les ondes radiophoniques de la chaîne nationale publique, le débat s’est intéressé aux questions de ‘’Négociations intergouvernementales sur les changements climatiques : organisations et fonctionnement’’ où les auditeurs ont pu mieux comprendre la notion de négociateurs climat.

Cérémonie de clôture

Cérémonie de clôture

Rendre ludique la notion du changement climatique

C’est le pari que se sont lancés les organisateurs de cette campagne ouest-africaine d’apprentissage sur les changements climatiques. Pour toucher un public large, les jeux concours ont utilisé la radio. Retransmis tous les mardis et jeudis du mois de février 2021 de 12 h à 12 h 30, les jeux concours ont porté sur les changements climatiques. La cible visée est âgée de 20 à 30 ans avec un niveau licence et Master. Les sujets abordés allaient des généralités sur les changements climatiques en passant par l’atténuation et l’adaptation ; genre et changements climatiques et les actions menées par le Bénin pour faire face aux changements climatiques entre autres. À la sortie des jeux concours, huit lauréats ont été sélectionnés et bénéficieront d’une offre de cours en changements climatiques dispensée par le Centre Régional Agrhymet de Niamey, partenaire d’UN CC:Learn. Aussi, ont-ils pu recevoir des présents tels que des tablettes, des vélos, des tee-shirts entre autres.

Cérémonie de clôture

Cérémonie de clôture

Comment le changement climatique peut-il avoir un impact sur les épidémies de maladies telles que le Zika ou la Dengue ? Andrea Monroy-Licht, notre championne de l’initiative UN CC:Learn, a dirigé un projet intitulé Salud 1.5º.  Cette initiative vise à encourager les élèves à agir contre les risques sanitaires liés au changement climatique et au réchauffement de la planète. Cette enseignante colombienne de Barranquilla a déjà apporté des changements positifs dans sa communauté et souhaite reproduire ce projet dans d’autres villes. Découvrez ses activités d’éducation environnementale sur les questions de changement climatique, qui visent à atténuer les effets associés aux maladies à transmission vectorielle.

Je m’appelle Andrea Monroy-Licht, je suis professeure à la Universidad del Norte et avec mon collègue Ricardo Gutierrez, nous dirigeons le cours de Biologie cellulaire.

Photo: Andrea Monroy-Licht

Photo: Andrea Monroy-Licht

Ce cours est dispensé aux étudiants de Médecine du premier semestre à la Universidad del Norte de Barranquilla (Colombie). Le cours de la santé et le changement climatique de UN CC:Learn nous a incités à modifier la manière dont nous abordons les questions de changement climatique et de réchauffement planétaire avec les étudiants du cours de biologie cellulaire. Le cours montre que l’augmentation de la température entraîne l’activation des processus de migration des vecteurs tels que les moustiques vers d’autres régions, augmentant ainsi la probabilité d’apparition de maladies telles que le Zika, la dengue, le chikungunya et le paludisme (ou malaria) dans des régions où ces épidémies n’étaient pas fréquentes. De la même façon, dans de nombreuses régions, les températures élevées ont tendance à augmenter le risque de maladies cardiovasculaires liées au choc thermique. Ces évidences nous a conduit à créer le projet Santé 1.5ºC. Il s’agit d’un espace pour améliorer les compétences de jugement critique autour de la relation entre la santé de la planète et la santé humaine.

Cette initiative a l’intention de sensibiliser les étudiants par des actions contre les risques sanitaires, liés au changement climatique et au réchauffement de la planète, à travers un projet de gestion environnementale. Quatre thèmes sont travaillés en parallèle :

  1. les maladies liées au choc thermique,
  2. les maladies à transmission vectorielle (par exemple les moustiques),
  3. les risques sanitaires liés à la pollution de l’eau par les microplastiques et
  4. les effets des polluants environnementaux tels que les perturbateurs endocriniens.
Photo: Andrea Monroy-Licht

Photo: Andrea Monroy-Licht

Le projet concerne 159 étudiants et 48 familles. Dans ces familles, les étudiants exécutent des actions liées à l’éducation environnementale sur les questions de changement climatique ainsi que des actions visant à atténuer dans ces foyers les effets associés aux maladies à transmission vectorielle grâce à des campagnes de prévention et de réduction des sources qui induisent la prolifération des moustiques-vecteurs. En ce qui concerne les maladies liées au choc thermique, les élèves exécutent des actions telles que la plantation d’arbres et des initiatives écoenvironnementales pour réduire les températures élevées dans certaines parties de leur maison. Pour les microplastiques, les étudiants mènent des campagnes pour le recyclage, la réutilisation et la réduction de ce type de matériaux dans leurs foyers. En ce qui concerne les substances chimiques susceptibles de perturber le système endocrinien, les élèves informent leurs familles des risques que présentent ces substances pour leur santé et pour les écosystèmes lorsqu’elles sont rejetées par des personnes. De la même façon, ils proposent des produits naturels alternatifs de bas impact environnemental.

Photo: Andrea Monroy-Licht

Photo: Andrea Monroy-Licht

Avec le projet Santé 1.5ºC, nous espérons que de plus en plus de personnes se joindront à ces initiatives. Jusqu’à cette date, 461 personnes ont participé : 199 étudiants et 262 membres de leur famille. Le projet continue de fonctionner même en cas de pandémie, ce qui nous remplit de joie, car pour prendre soin de la planète, il n’y a pas d’excuses. Ce projet démontre que de nombreuses actions peuvent être mises en œuvre pour atténuer le changement climatique et la pollution de la planète avec l’engagement de chacun d’entre nous. Les plans futurs consistent à consolider une stratégie qui puisse être reproduite dans d’autres matières, universités, villes et que nous puissions continuer à ajouter des actions pour notre planète et pour notre santé.

S’engager avec nous:

Parlez-nous des actions durables que vous menez chez vous, à l’école ou sur votre lieu de travail et qui contribuent à la lutte contre le changement climatique. Partagez avec nous sur Facebook, Instagram ou Twitter. Toute action est souvent préférable à l’absence d’action.

Commencez votre voyage d’apprentissage :

Accédez à notre plateforme d’apprentissage en ligne sur unccelearng.org et suivez des cours gratuits sur le changement climatique et l’économie verte. Si vous ne savez pas comment commencer, rejoignez notre communauté d’apprentissage et accédez à notre cours gratuit sur la santé humaine et le changement climatique.

Afin de relever le défi que représente la diffusion de l’éducation au climat dans le monde entier, UN CC:Learn a mis à disposition une nouvelle fonctionnalité qui permet à chacun de faire des dons volontaires pour aider à intensifier les efforts du programme. Contribuez dès aujourd’hui et aidez à fournir des ressources d’apprentissage en ligne de pointe sur le changement climatique et l’économie verte aux personnes qui en ont le plus besoin !

UN CC:Learn est la plus grande plateforme mondiale d’apprentissage en ligne sur le changement climatique. Actuellement, la plateforme rassemble plus de 400.000 utilisateurs et a émis plus de 125.000 certificats, ce qui en fait la ressource la plus précieuse en matière de changement climatique dans le monde.

Le monde a changé à la suite de la pandémie mondiale, et ceux qui vivent dans des pays vulnérables au climat sont encore plus désavantagés. Cela met en évidence la nécessité impérieuse de continuer à combler le fossé numérique et le changement climatique, en permettant à chacun d’accéder gratuitement à l’apprentissage et à la compréhension.

La campagne d’appel aux dons, gérée par UN CC:Learn dans le cadre de notre partenariat avec l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR), vise à collecter des fonds qui contribueront à :

– Développer des cours plus innovants sur le changement climatique, rester à l’avant-garde des changements mondiaux et de la recherche de pointe.

– La traduction des cours dans des langues spécifiques aux utilisateurs, afin que chaque cours reste pertinent et disponible pour ceux qui en ont le plus besoin.

– Accroître le soutien et l’aide à la communauté d’apprenants en ligne par le biais de ressources d’assistance aux utilisateurs et d’assistance technique.

– Diffuser les cours sur plusieurs plateformes, en veillant à ce qu’ils soient disponibles pour différents navigateurs, appareils et réseaux.

Aidez à soutenir le développement continu et la maintenance de la plateforme, afin que chacun puisse profiter des opportunités d’apprendre sur le changement climatique et d’agir !

Pour en savoir plus et découvrir la campagne, veuillez consulter notre site web ici.

Grâce à une formation de formateurs en quatre sessions, organisée par l’UN CC : Learn et le Partenariat pour l’action sur l’économie verte, dix-sept professionnels ont reçu une formation leur permettant d’enseigner efficacement en ligne à des adultes, en Afrique de l’ouest.

UN CC:Learn et Partenariat pour l’action sur l’économie verte ont prodigué une formation de formateurs en ligne de quatre sessions à des participants de 13 pays du hub d’Afrique de l’ouest. Au total, 17 professionnels, travaillant pour la plupart dans le domaine académique, ont été formés à l’élaboration et à la diffusion de cours d’apprentissage en ligne.

À l’origine, la formation avait été conçue comme une activité de PAGE Sénégal, mais son champ d’application s’est étendu, en s’appuyant sur l’expérience d’UN CC :Learn en matière d’apprentissage en ligne, et suivant l’une des principales recommandations d’une consultation en ligne organisée par UN CC :Learn, en juin 2020, dans laquelle les parties prenantes de la région ont convenu d’offrir les formations sur l’élaboration de MOOC et d’outils d’apprentissage en ligne.

Le hub l’Afrique de l’ouest a pour but d’améliorer les capacités et les compétences des professionnels de ses 13 pays membres, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Mauritanie, le Mali, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Dans ce contexte, la formation de formateurs répondait parfaitement à cet objectif. Au cours des quatre sessions, les participants ont été guidés dans les méandres de l’apprentissage en ligne par un expert d’UN CC :Learn, qui leur a donné un aperçu général des étapes et des processus de l’élaboration de contenus en ligne efficaces pour des adultes. Les principaux objectifs d’apprentissage consistent à :

Expliquer comment les adultes apprennent.

  • Décrire le processus d’élaboration des cours en ligne.
  • Différencier les phases du modèle A.D.D.I.E.
  • Décrire les principes de fonctionnement des plateformes d’apprentissage en ligne.
  • Identifier les outils de création pour l’élaboration de cours interactifs.

Chaque session a duré 1 heure et 30 minutes et prévoyait une interaction active des participants dans les discussions, entre eux et avec les tuteurs, ainsi que l’exécution de tâches. À la fin du cours, les participants ont reçu un certificat de participation. Grâce à cette expérience d’apprentissage, ils sont mieux équipés pour développer des modules d’apprentissage en ligne sur le changement climatique et favoriser une plus large diffusion de l’apprentissage en ligne dans toute l’Afrique de l’ouest. Cet objectif a été validé par une enquête menée juste après la dernière session, dans laquelle le 87,5% des personnes ont répondu avoir appris à concevoir et évaluer efficacement des cours en ligne pour adultes.

Pour en savoir plus sur le travail de UN CC :Learn en Afrique de l’ouest, cliquez ici.

L’atelier à mi-parcours a eu lieu à Nakuru, Kenya, et a rassemblé pendant deux jours des parties intéressées en provenance de différents points du pays afin d’avancer dans l’élaboration de la Stratégie nationale d’apprentissage sur les changements climatiques. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur l’effort d’alphabétisation climatique à grande échelle entrepris au Kenya.

L’atelier à mi-parcours, qui a eu lieu les 12 et 13 janvier 2021 à Nakuru, au Kenya, avait pour but d’élaborer le Plan d’action pour la Stratégie nationale d’apprentissage sur les changements climatiques. Il a rassemblé 50 participants des secteurs public et privé, de la société civile, du milieu académique et de la formation, des associations de jeunes et des créateurs du milieu artistique.

Le but de l’atelier était de concevoir un plan d’action axé sur les résultats, qui permette d’aborder les besoins éducatifs et de renforcer les capacités institutionnelles, pour pouvoir répondre à la demande de formation dans les secteurs prioritaires de l’éducation, l’environnement, l’énergie, l’agriculture, l’eau et l’assainissement et l’irrigation, ainsi que dans les thèmes transversaux du renforcement des capacités, la sensibilisation du public, le genre, et la participation des jeunes. La réunion a été officiellement inaugurée par la directrice du Programme de coordination sur les changements climatiques, Mme Pacifica Ogola, au nom du secrétaire principal, du ministère de l’Environnement et des Forêts. Elle a rappelé que le Kenya devra faire preuve de volontarisme pour atteindre l’objectif récemment mis à jour dans ses NDC, qui vise une réduction des émissions industrielles de 32%.  En outre, Mme Ogola a invité les participants à faire preuve d’audace pour concevoir une Stratégie d’apprentissage qui ne se limite pas au contexte actuel du Kenya, une stratégie axée sur tous les kényans qui réalise le principe de « ne laisser personne derrière ».

Dans un esprit d’échange, l’Ambassadeur d’UN CC : Learn, au Ghana, et responsable principal du programme de l’Agence de protection de l’environnement de Ghana (EPA en anglais), M. Emmanuel Tachie-Obeng, s’est adressé aux parties prenantes et a donné un intéressant aperçu sur le parcours du Ghana, depuis l’élaboration de sa stratégie jusqu’aux actions d’apprentissage déjà lancées.

Les participants à cet intense atelier de deux jours se sont fondés sur les résultats d’une évaluation approfondie de l’offre et des besoins d’apprentissage actuels, qui s’est déroulée aux mois de novembre et décembre de 2020. L’évaluation approfondie a mis en œuvre un processus consultatif, impliquant un groupe diversifié de parties prenantes. Plus de 200 participants ont pris part aux discussions de groupe virtuelle, tandis que 59 institutions et 130 personnes ont rempli les deux enquêtes en ligne.

Ce travail a permis d’assoir une référence à l’aune de laquelle pourront être mesurées les actions à réaliser et a donné un important aperçu des actions d’apprentissage proposées dans les différents secteurs, tant au niveau individuel qu’institutionnel, qui mèneront à un changement systémique global.

Le Plan d’action d’apprentissage élaboré à la suite des consultations de l’atelier à mi-parcours marque un tournant dans la manière dont le Kenya aborde les éléments les plus fondamentaux de l’action climatique à travers de la Stratégie d’apprentissage sur les changements climatiques, une approche qui permet à la société de faire partie de la solution.

Ce cours développé par le Centre Régional AGRHYMET (CRA) offre aux étudiants l’opportunité de revisiter les concepts clés du Changement climatique et de maitriser l’ensemble des étapes essentiels du processus de l’intégration du CC dans les politiques de développement et la planification budgétaire afin de favoriser la mise en œuvre des actions prioritaires d’adaptation et d’atténuation.

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Cours autonome

4 heures

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Les changements climatiques (CC) constituent une menace importante pour le développement socio-économique des pays en développement et risque de compromettre les chances de relever les défis de réduction de la pauvreté. A cet égard, les impacts potentiels du CC doivent être systématiquement prise en compte dans les politiques sociales et économiques, les projets de développement et les efforts d’aide internationale afin d’asseoir un développement résilient face au changement climatique. Cependant, pour les pays en développement, l’intégration du CC dans le processus de planification du développement représente encore un défi majeur.

Ce module développé par le Centre Régional AGRHYMET (CRA) dans le cadre du programme de formation du Master Changement Climatique et Développement Durable (CCDD) offre aux étudiants l’opportunité de revisiter les concepts clés du Changement climatique et de maitriser l’ensemble des étapes essentiels du processus de l’intégration du CC dans les politiques de développement et la planification budgétaire afin de favoriser la mise en œuvre des actions prioritaires d’adaptation et d’atténuation.

Aussi, ce module de formation offre des informations claires, concises et actualisées pour toute personne intéressée par l’acquisition d’une compréhension globale de la prise en compte du changement climatique dans les politiques de développement aux niveaux national, sectoriel et local.

Ce que vous allez apprendre

L’objectif de ce cours est de former des cadres de haut niveau qui sauront, d’une part, valoriser et capitaliser les connaissances sur la science du climat pour les études d’impact, de vulnérabilité et d’adaptation face au CC, et d’autre part, appuyer l’intégration de la dimension CC dans les politiques et les stratégies nationales, régionales et locales de développement.
Cours en un coup d’œil

Ce cours est composé de quatre (4) leçons :

  1. Comprendre le changement climatique et ses liens avec le développement: Cette leçon propose une introduction sur la relation entre le changement climatique et le développement.
  2. L’intégration du changement climatique dans les politiques nationale, sectorielle, locale: Cette leçon passe en revue tous les processus de prise en compte du changement climatique dans les politiques aux échelles nationale, sectorielle et locale.
  3. L’intégration du changement climatique dans le processus budgétaire: Cette leçon explique les points d’entrée et les étapes clés de la prise en compte du CC dans la formulation du budget national.
  4. L’intégration du changement climatique dans le système de suivi-évaluation: Cette leçon aborde les contours du suivi-évaluation des actions des changements climatiques. Les concepts clés du suivi-évaluation sont d’abord définis.
  5. Quiz: Un dernier quiz évaluant les connaissances acquises pendant le cours. Le quiz contient 10 questions.

Partenaires et contributeurs

Cette formation en ligne a été conçue dans le but d’apporter des réponses à des questions essentielles sur le « mainstreaming » du changement climatique dans les politiques et stratégies de développement. Ce module de formation a été développé par le CRA. Le format e-learning de ce cours a été réalisé par le CRA avec le coaching de l’UNITAR dans le cadre de UN CC:Learn.

Les enfants et les jeunes sont aussi la génération qui devra faire face aux impacts futurs du changement climatique — qu’ils le veuillent ou non. Malheureusement, ils sont la génération qui a le plus à perdre. Mais cela ne dissuade pas un groupe d’enfants entre 9 et 17 ans de faire entendre leur voix, haut et fort dans le monde entier. Leurs actions ont provoqué des ondes de choc et certains ont fait la une des médias. Allons à la rencontre des enfants qui luttent militent en faveur de l’environnement.

En tant que jeune environnementaliste, je remarque que le monde se réveille enfin pour réaliser que le changement climatique est une menace trop sérieuse pour être ignorée. Des groupes écologistes, à mon voisin de palier, les gens prennent sur eux de construire des solutions pratiques qui pourraient sauver la planète, ou du moins, atténuer ses impacts.

Ce qui est encore plus impressionnant, c’est que les enfants participent déjà à ce débat et à raison ! Selon le CIA World Fact Book, les enfants et les jeunes représentent 30% de la population mondiale. Non seulement ils représentent le plus grand groupe de personnes actuellement touchées par le changement climatique, mais ils sont aussi plus vulnérables que les adultes à ses effets néfastes. Les enfants et les jeunes sont aussi la génération qui devra faire face aux impacts futurs du changement climatique — qu’ils le veuillent ou non. Malheureusement, ils sont la génération qui a le plus à perdre.

Mais cela ne dissuade pas un groupe d’enfants entre 9 et 17 ans de faire entendre leur voix, haut et fort dans le monde entier. Leurs actions ont provoqué des ondes de choc et certains ont fait la une des médias.

Allons à la rencontre des enfants qui luttent militent en faveur de l’environnement :

1. Timoci Naulusala

En tant que jeune environnementaliste, je remarque que le monde se réveille enfin pour réaliser que le changement climatique est une menace trop sérieuse pour être ignorée. Des groupes écologistes, à mon voisin de palier, les gens prennent sur eux de construire des solutions pratiques qui pourraient sauver la planète, ou du moins, atténuer ses impacts.

Ce qui est encore plus impressionnant, c’est que les enfants participent déjà à ce débat et à raison ! Selon le CIA World Fact Book, les enfants et les jeunes représentent 30% de la population mondiale. Non seulement ils représentent le plus grand groupe de personnes actuellement touchées par le changement climatique, mais ils sont aussi plus vulnérables que les adultes à ses effets néfastes. Les enfants et les jeunes sont aussi la génération qui devra faire face aux impacts futurs du changement climatique — qu’ils le veuillent ou non. Malheureusement, ils sont la génération qui a le plus à perdre.

Mais cela ne dissuade pas un groupe d’enfants entre 9 et 17 ans de faire entendre leur voix, haut et fort dans le monde entier. Leurs actions ont provoqué des ondes de choc et certains ont fait la une des médias.

Allons à la rencontre des enfants qui luttent militent en faveur de l’environnement :

1. Timoci Naulusala

Mesdames et Messieurs, les discours et les discussions ne résoudront pas le problème, mais joindre les actes à la parole est plus efficace.” — Timoci Naulusala

Le président français, Emmanuel Macron, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la COP23, Voreqe Bainimarama.

Le président français, Emmanuel Macron, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la COP23, Voreqe Bainimarama.

À seulement 12 ans, son discours d’ouverture à la COP23 à Bonn, en Allemagne, a captivé les dirigeants du monde lors de la conférence annuelle de haut niveau des Nations Unies sur le changement climatique. Appelant le « village planétaire » à ouvrir les yeux sur l’impact du changement climatique, Timoci a déclaré aux dirigeants mondiaux que le jeu du blâme et de l’attentisme était terminé. Son discours, (qui lui a valu le Concours national de discours sur le changement climatique des Fidji), lui a ouvert les portes pour une participation à la COP23, où il a reçu un standing ovation de la part des dirigeants du monde. Découvrez son discours ici.

2. Ridhima Pandey

Ridhima Pandey

Souvent considérée comme la Malala de son Inde natale, Ridhima, 9 ans, sait qu’elle doit hériter des catastrophes climatiques croissantes de son pays. Ridhima n’avait que 6 ans lorsque les inondations ont ravagé l’Uttarakhand en 2013. Les images et les histoires de la catastrophe écologique ont laissé un profond impact dans l’esprit de la jeune fille. Depuis lors, elle est devenue une militante et a conduit une pétition de 52 pages devant le Tribunal vert national sur l’echec du gouvernement à lutter scientifiquement contre le changement climatique et sur la façon dont les lois de protection de l’environnement continuent d’être systématiquement bafouées.

L’élève de cours moyen deuxième année d’Haridwar a été invité à participer à un colloque sur le changement climatique à Paris. Le colloque qui s’est tenue sur le thème « Le droit au service de la justice climatique » fut organisé par une fondation basée à Paris, la Fondation Danielle Mitterrand.

3. Xiuhtezcatl Martinez

L’avenir de notre génération est en jeu”, Xiuhtezcatl Martinez

Xiuhtezcatl Martinez

Xiuhtezcatl (prononcé «Shu-tez-cat»), 17 ans, se considère comme faisant partie de la « génération qui a le plus à perdre » du fait du changement climatique.

Xiuhtezcatl est devenu un activiste du changement climatique à l’âge de 6 ans quand il a vu un documentaire sur l’environnement. En tant que défenseur de l’environnement, M. Xiuhtezcatl a pris la parole au Sommet Rio + 20 des Nations Unies à Rio de Janeiro pour prendre la parole devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New-York.

Il est le directeur pour la jeunesse d’Earth Guardians, une organisation de conservation mondiale et a travaillé dur pour obtenir des pesticides hors des parcs et des cendres de charbon contenues. Il est l’un des 21 plaignants impliqués dans un procès mené par des jeunes contre le gouvernement fédéral américain pour son incapacité à protéger l’atmosphère pour les générations futures. Xiuhtezcatl est également un artiste hip-hop et écrit de la musique en faveur du changement climatique. Il a partagé son talent musical avec TedX, Bioneers et les Nations unies.

4. Shalvi Shakshi

Shalvi Shakshi prononçant son discours lors de la Journée de la jeunesse et des générations futures à Bonn, en Allemagne.

Shalvi Shakshi prononçant son discours lors de la Journée de la jeunesse et des générations futures à Bonn, en Allemagne.

Shalvi Shakshi, 11 ans, a sans aucun doute captivé les esprits et les cœurs des personnes participant à un événement Action Jeunesse à la COP 23 à Bonn, en Allemagne. Avec son énergie et son talent oratoire naturel, Shalvi a rappelé à l’auditoire que « chaque personne sur cette Terre a le pouvoir de changer le monde ».

L’étudiante du cours moyen première année était la plus jeune de la délégation fidjienne à assister à la COP 23, mais quand elle a pris la parole, elle a prononcé un discours fort sur l’importance de prendre des mesures fortes pour lutte contre le réchauffement de la planète. Regardez son discours ici.

5. Jaden Anthony

Jaden Anthony

Jaden Anthony, 11 ans, est en mission. Il est l’auteur de Kid Brooklyn, une série de bande dessinée qui vise à présenter aux enfants de 7 à 12 ans les problèmes environnementaux et sociaux qui défient le monde aujourd’hui.

À travers sa bande dessinée, Jaden aborde ces questions grâce à un conte fictif sur un enfant de Brooklyn qui, avec ses amis, reçoit des pouvoirs spéciaux pour sauver la planète des extraterrestres maléfiques (déguisés en grandes entreprises) et des crises environnementales. Vous pouvez obtenir la BD ici.

Pour ces jeunes militants, le changement climatique est inévitable. Ils sont conscients et ont commencé à prendre les choses en main pour créer un meilleur aujourd’hui et un avenir certain. Et vous ? Quelle action climatique prenez-vous aujourd’hui ? Si vous connaissez de jeunes militants écologistes dans votre communauté, nommez-les en nous laissant un commentaire au Twitter, Facebook, or Instagram et nous vous contacterons!